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  • delphine

Plaidoyer pour la permaculture de l'innovation

Mis à jour : mai 6


Ancienne directrice de l'innovation dans un grand groupe multiservices, j'en ressors avec la conviction que l'enjeu pour innover et moins celui d'avoir la bonne idée business que celui d'avoir les moyens au sein de l'organisation de mener à bout le projet d'innovation. L'incompatibilité entre performance opérationnelle et capacité à innover dans les grandes entreprises a largement été documentée depuis The innovator's dilemma de Clayton Cristensen et plus récemment avec Relevez l'innovation de rupture de philippe silberzahn ou l'on ne voit pas bien d'issue possible si c'est ne de créer des activités de rupture en dehors de l'entreprise en "l'excubant".

Les germes culturels de l'innovation sont la sérendipité, la curiosité, l'expérimentation et l'apprentissage entre pairs. Comparable à la permaculture où chaque plante se nourrit de l'autre. Cet écosystème interne est mis à mal par la normalisation et l'intensification voulue par la productivité comme en agriculture. Je fais d'un logiciel, l'ERP déployé massivement dans les grandes entreprises, l'étendard de la normalisation et de la planification.

Mais c'est bien sûr la capacité à regagner de l'agilité dans la gouvernance et l'organisation, de la confiance dans les individus et leur capacité d'adaptation, dont il est question. Et s'il s'agissait d'une condition pour innover avant la crise du coronavirus, c'est bien la condition de résilience de demain dont il s'agit.



#cultured'innovation #corporatehacking

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